Creative Commons License

Le contenu dont nous sommes
les auteurs est mis à disposition
sous un contrat Creative Commons

A partir d’un travail de traduction et d’enregistrements sonores réalisé par les partenaires du projet Leonardo CA-ME, le Greta du Velay propose un outil pour faciliter la compréhension entre les personnels et des patients d’origine étrangère, hospitalisés ou en maison de retraite. Cet outil est accessible en ligne. Il est conçu pour être utilisé avec un smartphone (téléphone capable d’accéder à l’internet).

Les langues des deux interlocuteurs peuvent être choisies parmi onze : turc, arabe/arabe dialectal, berbère, vietnamien, français, allemand, anglais, ourdou, sames, norvégien, russe. Les expressions à faire entendre s’affichent et s’écoutent à la demande : « Est-ce que vous souffrez ? », « Est-ce que vous avez froid ? », « Avez-vous besoin d’aller aux toilettes ? ».

La France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la Norvège sont les principaux pays d’accueil visés par cet outil.

L’émission Place de la Toile (France Culture, Xavier de la Porte, les vendredis entre 11h et 12h) consacrera son émission du 23 avril 2010 aux migrants connectés. Dana Diminescu, sociologue que nous avions invitée à notre journée d’étude, interviendra sur le sujet, aux cotés d’Alain Tarrius, professeur de sociologie et d’anthropologie urbaine à l’université de Toulouse.

Nos partenaires anglais du projet CA-ME, Denise Forte avec sa collègue Sheila Tennant de la Faculty of Health and Social Care Sciences de St George’s University of London ont réalisé 4 études de cas sous forme de courtes vidéos pour sensibiliser les personnels de santé intervenant auprès des personnes âgées. Elles ont accepté de les partager et nous en avons assuré la traduction sous-titrée. Bien que tournées au Royaume-Uni, ces vidéos gardent toute leur dimension formative dans d’autres contextes.

Voir les autres videos

Avec l’évolution des modes de vie et le vieillissement de la population, les personnes âgées issues de l’immigration sont de plus en plus présentes dans les hôpitaux et dans les maisons de retraites. Les professionnels qui sont amenés à les soigner, à s’en occuper ou à les accompagner ne sont pas toujours préparés aux différences culturelles et aux conséquences de celles-ci sur leurs habitudes de vie, leur comportement et leurs attentes. Centrer son attention et son travail de soin sur la personne et ses besoins est certainement la première bonne pratique des personnels. Mais, il est nécessaire, par un éclairage plus approfondi sur les différentes cultures, de réfléchir à nos comportements et à nos propres codes culturels pour les mettre en regard de ceux des autres. Quelles peuvent être les conséquences de paroles ou d’actes que nous jugeons normaux ? A quoi devons-nous prendre garde ?

Nous vous proposons trois guides en téléchargement pour mieux travailler au quotidien avec des personnes âgées de différentes cultures et en particulier, issues de l’immigration. Le guide de sensibilisation est le tronc commun, quelle que soit votre activité. Il est complété par deux modules spécialisés, l’un pour les personnels de soin et l’autre pour les personnels en relation avec la préparation et le service des repas. Les trois comprennent quelques apports théoriques mais surtout de nombreux exercices de réflexion sur votre pratique et à partir d’études de cas réels.

Ils ont été réalisée avec le soutien de l’action Leonardo de transfert d’innovation CA-ME. Que vous exerciez une activité dans le secteur sanitaire et social ou que vous vous prépariez à y entrer, n’hésitez pas à vous en servir et à nous faire part de votre retour d’usage.

Depuis l’année 2008, la mission de la recherche et de la technologie du ministère de la Culture pilote un programme interministériel sur « Le dialogue interculturel dans les institutions patrimoniales » (archives, bibliothèques, musées).

L’objectif de ce programme est, à moyen terme, la création d’un réseau d’intérêt scientifique et l’ouverture de nouveaux axes de recherches qui seront développés lors d’un colloque européen à l’horizon 2011. Dans ce cadre, le comité de pilotage du séminaire organise en 2010, des séminaires régionaux en PACA, Centre et Nord, rassemblant des professionnels, des chercheurs et des associations, afin de nourrir la réflexion sur ce sujet.

Pour en savoir plus : Calenda, le calendrier des sciences sociales

Depuis quelques jours, un collectif sur internet appelle à la mise en place d’une « journée sans immigrés » le 1er mars prochain.

Extrait du manifeste : « Notre action citoyenne a pour objectif la mise en valeur de l’apport de chacun d’entre nous à la prospérité générale. Nous avons tous le pouvoir d’agir sur notre avenir alors, prenons-le ! Durant 24 heures, participons à la non-activité économique dans les entreprises, dans les associations, dans la fonction publique, dans les écoles et les lycées, dans les universités, dans les hôpitaux, dans les associations, dans les commerces, dans l’industrie, dans le bâtiment, dans l’agriculture, dans les services, dans les médias, dans la politique… »

Voici les diaporamas des interventions de la conférence Wikim du 1er octobre à Bruxelles.

Casal dels infants des Raval

Présentation des usages des TIC dans cette institution accueillant des publics jeunes en insertion par Oscar Ciuro (Transit Projectes/ ITD – Barcelone)

Lingu@com

Outil de e-learning pour l’apprentissage des langues et des cultures par Anouk Gelan (Univ. Hasselt) & Viviane Grisez (Univ. Mons)

Présentation de Wikim

Par Laure Van Ranst (CESEP- Belgique)

Punk2Funk

Keynote par David Casacuberta (Univ. Autonome Barcelone)

Franel

Outil de e-learning pour l’apprentissage des langues par Laurence Chainaye & Jean-Marc Hirson (Univ. Mons)

Wikim Synthèse Conférence Finale

Par Philippe Cazeneuve

Merci à Philippe pour la publication de ces documents sur son blog.

Le Cesep organise avec ses partenaires du projet Wikim une conférence dont l’objectif principal est de montrer comment l’usage des technologies de l’information et de la communication facilite l’apprentissage linguistique, culturel et l’intégration sociale des personnes issues de l’immigration en Europe.

Dans quelle mesure les technologies de collaboration sont-elles amenées à bouleverser les pratiques dans l’apprentissage des langues ? Quel en sera l’impact sur les comportements des apprenants ?

Cet évènement se déroule dans le contexte du projet Wikim qui développe une plateforme utilisant la technologie wiki pour les formations linguistiques destinées aux migrants. A ceux-ci elle donne l’opportunité d’être davantage actif dans les choix et les contenus de la formation.

Cette journée permettra de découvrir divers, outils, plateformes et projets d’apprentissage linguistiques réalisés en différents endroits d’Europe. Elle sera ouverte aux échanges d’informations dans ce domaine.

A noter l’intervention de David Casacuberta, philosophe des sciences, professeur à l’Université autonome de Barcelone : Punk to Funk, the Do it yourself revolution in online migrant education*.


Quoi ?

Le programme.

Quand ?

le 1er octobre 2009

Où ?

Espace 27 septembre

Communauté française - Auditoire Wallonie-Bruxelles 6ème étage

1080 Bruxelles
Station Métro Ribaucourt

Informations pratiques.

Journée organisée avec le soutien de la Commission européenne.

* Punk to Funk – La formation à monter soi-même : une révolution pour l’apprentissage en ligne des migrants

Le 23 septembre 2009 aura lieu à Paris un colloque intitulé : « Le développement est-il une réponse aux migrations internationales ? »

Organisé par le comité scientifique du SSAÉ (Soutien, solidarité et action en faveur des Émigrants) et animé par Laetitia Van Eeckout, journaliste au Monde, l’objectif de ce colloque est d’affiner l’analyse et d’apporter des éléments à un débat qui est actuellement l’objet d’importantes controverses, sur le plan scientifique et politique, à savoir celui des relations entre migration et développement.

De grands noms seront présents (sous réserve de mofidications) :
- Abdoul Ba, Université d’Évry Val d’Essonne
- Guy Burgel, professeur de géographie et d’urbanisme, fondateur de la collection « Villes en parallèle » Paris X Nanterre
- David Camroux, professeur à Sciences-Po, chercheur au Centre d’études et des relations internationales (Céri)
- Guillaume Cruse, conseiller en charge des migrations à l’Agence française de développement
- Emmanuel Decaux, président du Secrétariat international permanent Droits de l’Homme et gouvernements locaux, professeur à Paris II
- Jean-Christophe Dumont, expert à l’OCDE des migrations internationales
- François Gemenne, Institut de développement durable et des relations internationales
- Patrick Gonin, géographe, membre de Migrinter, Université de Poitiers
- Charles Josselin, président de Cités Unies, vice-président du Conseil général des Côtes-d’Armor chargé des affaires européennes
- Yves Lacoste, géographe, géopoliticien, fondateur de la revue Hérodote
- Thomas Lacroix, géographe, International migration institute, Université d’Oxford
- Jean Baptiste Meyer, Institut de recherche pour le développement, Montpellier
- Anaïk Pian, Unité de recherches Migrations et société, Paris VII
- Isabelle Rigoni, chef d’équipe de Minoritymedia, membre de Migrinter
- Nelly Robin, géographe, chargé de recherche à l’IRD, membre de Migrinter, Poitiers
- Frédéric Tiberghien, président du SSAÉ, conseiller d’État
- Vuddamalay Vasoodeven Université d’Évry Val de d’Essonne
- Catherine Wihtol de Wenden, présidente du Comité scientifique du SSAÉ, directrice de recherches au Céri-Sciences-Po.

Source : http://www.histoire-immigration.fr

Le groupe franco-allemand d’histoire sociale comparée, avec le concours de la FMSH, du CNRS et de la Deutsche Forschungsgemeinschaft, a lancé un appel à communications (valable jusqu’au 15 septembre 2009) sur la thématique « Au-delà des migrations de travail. Les réseaux de migrations et les espoirs d’ascension sociale ».

Depuis longtemps, l’importance des réseaux a été soulignée dans les recherches sur les migrations et a été établie empiriquement sur de nombreux terrains. Les liens de parenté et les origines géographiques communes constituent en général les bases principales des relations sociales, auxquelles un rôle important revient souvent dans les mouvements migratoires : des informations, mais aussi des appuis matériels peuvent être mobilisés à travers des réseaux étendus et offrir une aide déterminante.

La recherche historique s’est cependant souvent contentée de décrire les réseaux et a ainsi négligé explicitement ou implicitement la question de leurs apports. Cette table ronde envisage au contraire de se demander plus ouvertement dans quelle mesure et dans quelles situations concrètes les réseaux de relations peuvent être une ressource ou une contrainte. Un intérêt particulier doit être ainsi porté à des questions qui dépassent la seule migration classique de travail. La plus grande part des migrants, des femmes aussi bien que des hommes, depuis le XIXe siècle a certes d’abord cherché des emplois salariés dans l’agriculture, l’industrie, les mines et dans les services. Mais le rêve de beaucoup d’entre eux était d’établir les bases d’une ascension sociale pour la génération suivante, notamment en accédant. à un statut de travailleur indépendant. Quelles chances avaient-ils d’y parvenir ? Quelles opportunités offre une installation à son compte comme commerçant, restaurateur ou artisan spécialisé ? Qu’en est-il pour les femmes ? Quel rôle ont pu jouer les réseaux dans cette entreprise ? Les migrants ont-ils dans leurs activités d’abord servi leur propre communauté ? Dans quelle mesure et sous quelles conditions sont-ils parvenus, avec des produits de consommation ou des services spécifiques ou non, à réussir dans la société d’accueil ? Quelle importance a eu ici la famille et quelles ont été les conséquences pour les relations entre les sexes ? Plus largement, quelles ont été pour les migrants les possibilités d’ascension sociale dans la société d’accueil ? Dans quelle mesure ont-elles évolué pour la deuxième ou troisième génération ? Quel rôle y ont joué les réseaux internes à la communauté de migration ? Ont-ils été une ressource, ou les migrants devaient-ils au contraire plutôt s’affranchir de leurs contraintes ?

À partir de ces interrogations, des propositions sur les thèmes suivants sont particulièrement bienvenues :
- apports et contraintes des réseaux familiaux ;
- conditions de réussite d’une économie ethnique ;
- les entrepreneurs migrants et leur rôle dans l’économie du pays d’accueil ;
- possibilités et limites de l’ascension sociale de migrants ;
- ascension sociale et réseaux familiaux.

Le cadre chronologique retenu est celui du XIXe et du XXe siècle, jusqu’aux temps les plus présents. Il n’existe aucune restriction relative aux territoires abordés, qui ne doivent pas se limiter à l’espace franco-allemand. L’appel s’adresse aux historiens comme à l’ensemble des chercheurs en sciences sociales et en anthropologie travaillant dans une perspective historique.

Pour en savoir plus sur les modalités de l’appel, cliquez ici.

Creative Commons License
Le contenu dont nous sommes les auteurs est mis à disposition sous un contrat Creative Commons