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Document de présentation du e-portfolioLe concept d‘e-portfolio est assez nouveau en France. Pour rappel, le portfolio à l’origine est un ensemble de documents qu’un artiste regroupe afin de montrer ses compétences dans les domaines qu’il maîtrise (également appelé book). En effet le CV, qui liste formations et expériences, ne met pas en évidence les compétences et il ne constitue pas non plus une preuve suffisante de compétence. Le concept a été repris par les infographistes qui ont créé des e-portfolio (e pour électronique) afin de présenter leurs travaux via internet, en général sous une forme plus interactive que le simple book. On parle également de folio ou e-folio. Puis, aux Etats-Unis et au Canada, les étudiants de tout cursus se sont emparés de l’idée pour présenter leurs travaux, leurs réalisations de stages, leurs hobbies, etc., et s’en servent comme une présentation élargie d’eux-mêmes, moins stricte et moins formelle qu’un CV. Cette présentation est enrichie au fil du temps. En France, le portefeuille de compétences existe depuis quelques années. Il cherche à constituer des preuves formelles d’un parcours professionnel (certificats, diplômes, contrats…) et n’est pas fait pour être rendu public. Nous commençons seulement à parler de e-portfolio, une forme plus libre, plus démonstrative, plus ouverte, du CV et du protefeuille réunis.

Expérimentations au Greta du Velay

Le Greta du Velay avec ses partenaires et des publics variés, parfois en grande difficulté, expérimentent l’utilisation du (e)portfolio dans le cadre de l’action Terr’em’Vie. C’est l’occasion d’utiliser l’outil informatique de façon créative et ludique. Car c’est généralement la rédaction du CV qui sert de support aux séances d’informatique, alors qu’il est souvent maigre et de fait discrimine un peu plus les individus concernés. Un CV avec une ou deux lignes dans la partie formation, deux ou trois stages en expériences, n’est pas un support valorisant ni pour apprendre le traitement de texte, ni pour se présenter en entreprise à un entretien. Depuis plusieurs mois, nous présentons donc l’(e)portfolio à plusieurs groupes de jeunes à l’aide du document PDF téléchargeable dans cet article. Au premier abord ils se disent intéressés, mais doutent rapidement du contenu qu’ils pourront mettre. La page des exemples (page 2) les rassure et ils admettent qu’un charpentier ou un peintre peut effectivement tirer profit des photos de ses réalisations.

Mode d’emploi de ce document de présentation

Télécharger et imprimer le document joint. Distribuer aux personnes présentes. Expliquer en deux mots “que l’e-portfolio est une façon différente de faire un CV”, puis passer directement à la page des exemples (un charpentier, des peintres, un informaticien, une carrossière, etc.), qui montrent que chacun peut faire un e-portfolio à sa façon, selon ses compétences en informatique et ses compétences acquises dans la vie en général. Faites parler les participants sur leurs impressions. Ensuite, quand les exemples ont été intégrés, revenir sur la première page :

  • parler brièvement de l’historique du e-portfolio,
  • insister sur la liberté de forme,
  • montrer que c’est à chacun de l’exploiter comme il veut (le rendre public sur internet, ou le garder pour soi),
  • surtout ne pas rendre le portfolio obligatoire, mais le présenter comme un plus qui peut aider à réfléchir sur soi, être à l’aise à un entretien, etc.

Nous publierons sur ce site des documents de travail pour aider à l’élaboration d’un (e)portfolio. N’hésitez pas à faire partager vos expériences en commentant ci-dessous.

Visitez et faites connaître le Centre de ressources pour créer son portofolio : http://iportfolio.fr

Le CRI anime un travail collectif autour de l’accès public et de l’appropriation des TIC dans le monde rural.

La première étape est de mobiliser et de fédérer des porteurs de projet, en France, mais pas uniquement, pour repérer des initiatives favorisant l’accès à l’internet et aux technologies en milieu rural, leur maîtrise à des fins personnelles et professionnelles mais aussi leur utilisation pour l’apprentissage. Ce travail de collecte est réalisé dans le cadre du réseau associatif pour l’accès public et l’appropriation citoyenne des technologies de l’information CRéATIF. A terme, la réalisation d’un guide CRéATIF sur ce thème pourrait être envisagée pour concrétiser ce travail et le diffuser plus largement.

La deuxième étape analysera les expériences qui se développent en zone rurale, pour évaluer la spécificité du rural, pour la décrire et l’analyser afin de permettre aux animateurs, aux coordinateurs et aux responsables d’initiatives de type espaces publics ruraux de développer leur activité (sensibilisation des usagers, mise en place d’animations, de partenariats…).

Une journée thématique sur l’apprentissage des TIC et par les TIC en zone rurale est organisée le 1er mars 2007 au Puy-en-Velay avec le soutien du programme ”e-learning” de la Commission européenne, action e-LARA. Elle permettra notamment aux porteurs d’initiatives de se rencontrer et de croiser leurs expériences avec d’autres pays d’Europe.

Un wiki installé sur le site de CRéATIF permet aux porteurs d’initiatives de se mettre en réseau et de décrire leurs actions. N’hésitez pas à les rejoindre, ou à nous contacter directement, pour faire part de vos expériences.

La revue ALSIC[1] a analysé Citim en détail et publie le résultat de son étude dans le numéro 9. C’est Hani QOTB, doctorant à l’université de Montpellier 3, qui a fait ce travail. L’étude est indépendante, nous l’avons seulement commentée avant publication, ALSIC et l’auteur se réservant le droit de tenir compte ou non de nos remarques. C’est une démarche constructive.

Au sommaire de ce numéro (en cours de rédaction) :

  • Analyse d’une formation plurilingue à distance : actions et interactions.
  • Pour une nouvelle approche de l’hispanité grâce aux TICE - La formation d’enseignants d’espagnol langue étrangère.
  • Analyse de Archives ouvertes et publication scientifique - Comment mettre en place l’accès libre aux résultats de la recherche ?.
  • Analyse de Langues et cultures - Les TIC, enseignement et apprentissage.
  • Analyse de Aider les élèves à comprendre - Du texte au multimédia.
  • Analyse de Citim.

La revue vit grâce aux contributions de nombreux auteurs. Vous pouvez proposer vos articles en respectant quelques consignes de rédaction, et après approbation d’un comité de rédaction.

Notes

[1] Apprentissage des Langues et des Systèmes d’Information et de Communication

/Logo ELF/ Dans le cadre de l’action ELF (e-learning facilitators), visant à analyser le rôle et la formation des tuteurs en ligne afin de proposer des modalités de formation adaptées, nous recherchons des personnes concernées par la formation à distance. Si vous êtes tuteur ou si vous avez déjà participé en tant qu’apprenant à d’un dispositif de formation à distance, nous vous proposons de répondre à quelques questions[1] (10 à 15 minutes maximum). Des visites régulières sur ce site vous permettront de suivre les résultats de cette enquête et plus largement d’accéder aux résultats de ELF.

Merci de votre collaboration.

Vous êtes tuteur à distance

Nous souhaitons connaître votre contexte de travail, les principaux outils et techniques que vous utilisez, les principales compétences que vous mobilisez ainsi que les modes d’acquisition de ces compétences.

Vous êtes apprenant dans un dispositif à distance

Nous souhaitons avoir votre opinion sur vos expériences de la formation à distance et sur le support dont vous avez bénéficié au cours de ces expériences.

Notes

[1] Vous pouvez répondre de façon anonyme si vous le souhaitez. Les questions sont posées en anglais. Les champs libres peuvent être complétés en français. N’oubliez pas de cliquer sur “Finish” en dernière page pour valider vos réponses.

Logo ELFPour une professionnalisation des accompagnateurs dans les dispositifs de formation ouverte et à distance.

Les environnements d’e-learning sont plus ou moins complexes : ils font appel à des technologies et des outils variés comme le sont les modalités d’intervention des ressources humaines au service des apprenants. Un métier d’accompagnateur est en train de se constituer. Certaines fonctions semblent stabilisées tandis que d’autres évoluent, pour suivre les technologies et pour s’adapter aux dispositifs mis en œuvre. La dénomination même de ces agents, très fluctuante, est le reflet de cette non maturité. On parle d’accompagnateurs, d’e-tuteurs, de tuteurs en ligne, de médiateurs, de facilitateurs, de modérateurs, voire de formateurs, etc. pour désigner les personnes dont le rôle reste de faciliter l’apprentissage dans les dispositifs de formation ouverte et à distance.

L’expérience montre cependant qu’ils arrivent souvent dans les phases terminales de l’ingénierie, parfois pour la compléter, et qu’ils doivent s’adapter et construire leur propre métier pour rendre le meilleur service aux apprenants. Comment acquièrent-ils les compétences qu’ils mettent en œuvre ? Quels sont les rôles respectifs de la formation initiale, de la formation continue et de l’apprentissage informel ? Plus précisément, comment ce dernier est-il construit ?

Ce sont ces modalités de formation qu’ELF se propose d’analyser. Partant de l’hypothèse que les rôles et la manière dont les accompagnateurs se forment varient en fonction des dispositifs et que leur niveau de compétences peut être amélioré, ELF cherche aussi à détecter des points de progrès pour mettre en place une offre de formation qualifiante. Les travaux réalisés seront publiés régulièrement sur ce blog.

ELF est soutenu par la Commission européenne, DG éducation et culture dans le cadre du programme Leonardo da Vinci.

Partenaires impliqués

Le jeudi 19 janvier 2006, le Greta du Velay a participé au Rendez-vous d’Aravis « Carrefour pour la coopération entre les générations » organisé en partenariat avec les Ateliers de la citoyenneté à Champagne-au-Mont-d’Or.

Invité comme grand témoin pour introduire le débat de l’atelier consacré aux rôles des technologies : « Les technologies d’information et de communication : opportunité ou obstacle dans les relations entre générations ? », Pierre Carrolaggi propose quelques questions pour développer la réflexion sur ce thème émergent.

Les données d’usage publiées par le Credoc permettent de vérifier que les personnes âgées utilisent moins les TIC. L’étude apporte les premiers éléments d’explication : les TIC sont compliquées et pas toujours considérées utiles. Les conséquences de cette fracture numérique par rapport à l’âge ne sont sans doute pas les mêmes dans le milieu du travail ou dans la sphère privée. Elles mériteraient d’être mieux étudiées et notamment sous l’angle des relations entre les générations, relations qui sont modifiées, ne serait-ce que parce que les technologies participent elles-mêmes à la détermination de la barrière sociale entre jeunes et vieux. Le formateur, lui, se pose bien sûr la question de la formation et de l’accompagnement qui sont nécessaires pour amener les plus âgés à s’approprier l’outil numérique. Comment faire pour que le formateur ne contribue pas lui-même à renforcer une situation d’exclusion ? La formation des formateurs est une première réponse. Mais la formation informelle et le développement d’actions communes, dites « intergénérationnelles » semble nécessaire pour amener les individus, à leurs différents niveaux de responsabilité, à développer un environnement plus inclusif.

Une méthode d’animation-formation simple a permis a plusieurs personnes appartenant à des groupes traditionnellement éloignés des nouvelles technologies de découvrir l’internet et de porter un regard critique sur les contenus disponibles sur le Web. Cette méthode d’appropriation des technologies peut être adaptée à d’autres contextes et pour tous les types de publics.

La méthode employée, différente des formations procédurales, a été centrée sur les contenus. En fait, nous sommes partis d’un usage commun du Web. L’utilisateur a besoin d’un renseignement, il veut en savoir plus sur tel ou tel sujet : il va sur un moteur de recherche, il saisit un mot ou une locution et il regarde les trois ou quatre premiers sites de la première page de résultats de recherche. C’est cette démarche que nous avons reprise en l’organisant selon un cadre précis et en la découpant au service de deux objectifs : une familiarisation à l’internet, et le développement d’un regard critique.

Méthodologie

Les participants choisissent collectivement un thème (vote ou consensus). Puis ils se divisent en 3 groupes et cherchent de l’information sur le thème choisi en consultant 3 types de sites :

  • des sites institutionnels (comme ceux d’administrations publiques),
  • des sites de médias traditionnels (journaux, télévision) ou des médias en ligne,
  • des sites issus de la société civile (d’associations ou de particuliers).

Accompagnés dans ce processus, ils apprennent à chercher et à sélectionner l’information, mais aussi à utiliser les logiciels nécessaires à la consultation.

La deuxième étape consiste à rassembler l’information sélectionnée et à concevoir un dossier classé selon les sources précédemment citées. Le groupe confronte ensuite cette information avec des expériences et des avis personnels. Cette lecture critique élargit la connaissance des thèmes présentés et des réponses apportées par les différents organismes, médias, et citoyens.

Résultats

Dans notre cadre d’expérimentation, l’apprenant n’est pas isolé mais au centre de plusieurs relations qui vont l’aider à construire son apprentissage. Cette approche de l’internet par les contenus implique les apprentis internautes dans un dialogue et leur permet de resituer l’outil dans sa dimension sociale.

Pendant plusieurs mois, des groupes de femmes, de retraités, des personnes atteintes de handicaps physique ou mental, des jeunes en rupture scolaire et des migrants se sont réunis dans des régions d’Europe pour se familiariser ainsi à l’internet. Ils ont voulu nous faire partager leurs convictions en rédigeant collectivement un manifeste pour le développement d’une éducation aux nouveaux médias.

Cette action e-Quality a été rendue possible par l’initiative e-learning de la Commission européenne. Vous pouvez télécharger le guide e-Quality qui vous aidera à transposer cette expérience dans votre contexte.

Sur simple demande, nous envoyons un exemplaire papier du guide et un poster du manifeste aux associations intéressées : écrivez à cri(at)velay.greta.fr.

Logo e.L.a.r.aAu plan européen, les zones rurales restent moins connectées que les zones urbaines. En France, malgré un rattrapage important entre 2004 et 2005[1] avec un fort développement de connexions ADSL dans les petites communes, la proportion de personnes disposant d’une connexion internet à domicile est de 39% dans les communes de moins de 2000 habitants contre de 44% dans les communes de plus de 100 000 habitants. La différence peut sembler faible mais elle est plus forte en matière d’usages car les lieux d’accès publics, bien moins nombreux en zone rurale, ne permettent pas de compenser un moindre équipement individuel. En 2005, 17% des habitants de l’agglomération parisienne utilisent des lieux publics, contre seulement 7% des habitants des communes de moins de 2000 habitants. Le recours à l’administration électronique pour accomplir des formalités administratives ou fiscales, en forte augmentation est un indicateur d’usages et d’une participation à la société de l’information. Si en 2005, 22% des individus ont utilisé l’internet pour leurs démarches, rapporté à la population, ce sont 58% des cadres supérieurs contre 4% des non diplômés, 17% des femmes au foyer de 2 à 8% des plus de 60 ans, 17% des titulaires de bas revenus et 16% des habitants des zones rurales.

Un effort particulier est donc nécessaire pour développer l’accès public des ruraux au matériel et aux réseaux mais surtout pour accompagner le développement de leurs usages personnels et professionnels sur les territoires ruraux les plus isolés et les zones de moyenne montagne à l’agriculture traditionnelle.

e-Lara – e-learning for rural areas – a choisi de s’adresser à deux catégories, traditionnellement plus éloignées des nouvelles technologies et du monde professionnel, les deux étant d’ailleurs liés : les jeunes sans diplôme et les femmes. Ce ciblage présente un intérêt supplémentaire car les jeunes sont l’avenir de ces territoires et les femmes, historiquement, jouent un rôle moteur de développement local. L’objectif est de les accompagner dans l’apprentissage des outils et de les rendre capable de se mettre régulièrement à jour pour les utiliser au service de leur développement personnel et professionnel.

e-Lara propose un centre virtuel d’apprentissage centré sur les thèmes clés pour les publics ciblés : l’agriculture multifonctionnelle, le tourisme, le commerce en ligne, la création de micro entreprises, d’activités de télétravail ou la gestion des TPE. Il regroupe les services en ligne adaptés, qui permettent de concilier le travail et la vie familiale, qui participent à l’amélioration de la vie quotidienne et qui soutiennent le développement d’activités économiques. Des journées de découverte, des conférences et des ateliers pratiques permettent de sensibiliser les ruraux sur l’intérêt des services disponibles et les possibilités d’accès avec l’objectif de leur donner envie de se former.

e-Lara participe au repérage et à la diffusion d’initiatives porteuses de progrès dans les pays participants (l’Italie, le Portugal et la France) grâce à une forte collaboration avec les points d’accès publics existants. Enfin e-Lara pourra aussi accompagner la création de nouveaux lieux d’accès à l’information et à la formation dans les territoires qui en sont dépourvus.

Lettres d’information

Partenaires impliqués

L’action e-Lara est soutenue par la Commission européenne dans le cadre de l’initiative communautaire e-learning.

Notes

[1] Les chiffres indiqués proviennent de l’étude réalisée par le Credoc (Centre de Recherche pour l’Etude et l’Observation des Conditions de Vie) sur la diffusion des technologies de l’information dans la société française en 2005 (télécharger le document, voir toutes les études en ligne du Credoc).

Les partenaires du programme e-Migra proposent deux journées de travail (2-3 février 2006) pour d’une part présenter des « bonnes pratiques » dans le domaine de l’éducation et la formation par les TIC auprès de personnes issues de l’immigration, et d’autre part “élaborer des recommandations pour l’amélioration des politiques et programmes visant à étendre la culture numérique des immigrés”.

Ce sera l’occasion pour les participants et intervenants de s’informer sur les pratiques actuelles (séances plénières), de rencontrer d’autres acteurs impliqués dans ces domaines, et de proposer des idées d’amélioration à différents niveaux (ateliers de « recommandations »). Le CRI présentera l’outil Citim et ses différentes facettes.

Thi Thu Ha TRAN, qui avait travaillé sur les enregistrements de Citim et Gilles Robin, viennent de mettre en ligne un outil pour découvrir et apprendre le vietnamien :

Ce projet a été conçu et réalisé tout d’abord dans le but de faire connaître davantage la langue et la culture vietnamiennes et ensuite de répondre aux besoins des personnes qui cherchent des ressources pédagogiques en ligne disponibles pour apprendre la langue. On trouve sur le site des explications simples sur le fonctionnement de la langue, un vocabulaire de base utilisé dans des situations de communications les plus courantes de la vie quotidienne et également des informations pratiques pour préparer son voyage, pour trouver une recette de cuisine ou pour chercher un tandem afin de pratiquer la langue.

Il est possible d’évaluer son niveau avant de commencer, d’écouter la prononciation, s’antraîner avec des exercices ludiques, le tout autour d’une interface flash bien conçue.