Archives pour la catégorie Apprentissage informel
Le CRI a conçu, avec l’aide de plusieurs contributeurs (cf. ci-dessous), un « Petit guide à l’usage des hôteliers–restaurateurs et de leurs webmestres ». Son but est de sensibiliser les acteurs du tourisme à l’accessibilité de leurs sites web, ainsi que les webmasters qui travaillent pour eux. Car si la prise en compte de l’accessibilité physique des hôtels-restaurants devient peu à peu une réalité, les sites web restent largement peu soucieux de l’accessibilité technique et de la diffusion d’informations adaptées aux quatre principaux handicaps et aux séniors. Les hôteliers-restaurateurs auraient pourtant beaucoup à gagner à accorder un minimum d’attention à des clients qui profitent de plus en plus de leur temps pour voyager.
« Ce guide commence par des conseils généraux qui amélioreront l’accessibilité d’un site pour l’ensemble des visiteurs ainsi que sa visibilité pour les moteurs de recherche. Ensuite des conseils sont donnés spécifiquement pour chacun des quatre handicaps ciblés (visuel, moteur, auditif, cognitif) …/… Il est difficile d’être exhaustif, tant le problème de l’accessibilité est complexe et continuellement sujet à débats. Ce guide s’arrête donc à des conseils pratiques et réalistes, qui bien souvent feront le bonheur de tous les visiteurs, handicapés ou non, et sans pour autant dégrader le site et repousser les personnes non concernées. …/… Une troisième partie récapitule l’ensemble des conseils donnés, de façon à pouvoir rapidement évaluer un site existant ou vérifier que les différents points ont été pris en compte lors de la conception d’un site. Enfin, la quatrième partie donne des références incontournables en matière d’accessibilité numérique et du handicap. »
Le guide est disponible en français au format PDF (prochainement en anglais). Sa diffusion est gratuite, selon les termes de la licence Creative Commons (By-Nc-Sa).
Vous rencontrez des problèmes sur les sites web d’hôtels ? D’autres conseils vous paraîtraient utiles ? Cet article vous laisse la parole à travers les commentaires que vous pouvez laisser ci-dessous.
Merci à eux pour leur participation : Didier Azas & Roger Bachelard ( AFM 43), Arnaud Balard & Dimitri ( forum FFSB), Jean-Louis Bataille, Sébastien Billard, Abdel Boureghda & Stéphanie Lucien-Brun ( Centre icom’), Sylvie Duchâteau (BrailleNet), participants dévoués de la liste « Accessibilité numérique », Diane Kolin ( Mobile en Ville), Linda Newson ( RNIB).
Merci à eux qui en ont parlé : Thot - Nouvelles de la formation à distance, Sébastien Delorme (à Paris Web), Blog de Büh, Romy Têtue, Sébastien Billard (Référencement, Design et Cie), Jean-Marc Hardy (60 Questions), Aymeric Jacquet (AJ Blog), Philippe (Easy Concept), EPN de Wallonie, et d’autres que j’oublie…
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Politiques, bonnes pratiques et démarches innovantes pour la formation, l’accompagnement, l’emploi et l’inclusion sociale : comparaison des approches danoises, espagnoles, italiennes et françaises.
L’union européenne demande aux états membres de mettre en place et de consolider un espace européen pour la formation tout au long de la vie afin d’atteindre un niveau de savoir compétitif à l’échelle mondiale. L’éducation et la formation jouent donc un double rôle, économique et social, parce qu’elles permettent le développement des individus, mais aussi de la société et de l’économie. L’individu joue un rôle central avec ses problèmes et ses besoins de compétences et de savoir auxquels doivent s’adapter les dispositifs de formation. L’apprentissage tout au long de la vie doit être possible pour toutes les catégories de population.
2010 approche mais de nombreuses questions sont encore à résoudre pour atteindre les objectifs stratégiques de Lisbonne, l’augmentation de la qualité et de l’efficacité des dispositifs d’éducation et de formation et l’accès de tous à ces dispositifs. Les pays doivent évaluer leurs systèmes et stimuler de nouvelles initiatives, développer la coopération, l’échange de pratiques et mettre au point des stratégies et des instruments communs.
Au sein de la stratégie européenne pour l’emploi, considérée comme la principale solution aux problèmes sociaux, l’éducation et la formation tendent à être considérées comme la principale garantie contre le risque de chômage, contre le risque d’exclusion sociale et comme la principale garantie d’accès à des postes qualifiés.
Cependant toutes les actions tendant à développer l’accès à la formation et à l’éducation ne seront véritablement efficaces que si on les considère dans le contexte économique général en prenant en compte notamment le fait que de nombreuses personnes sont dans des situations de plus en plus précaires. En effet, la flexibilité et la précarité du travail, combinées à la faible protection sociale de certains pays, rendent difficiles la gestion de la vie quotidienne et empêchent une projection dans l’avenir. Les travailleurs précaires, toujours plus nombreux, sont en déséquilibre permanent entre l’inclusion et l’exclusion sociale, et ne sont pas en mesure, par manque de garanties, de gérer leur parcours de formation tout au long de la vie.
Le développement d’une société de la connaissance ne peut donc pas être indépendant d’une stratégie pour l’inclusion sociale. Autrement, nous courrons le risque que le concept-même de « formation tout au long de la vie » ne soit qu’un attribut de la précarité, une zone grise entre le travail et le non-travail, l’emploi et le chômage, au lieu d’être considéré comme un investissement stratégique, permettant l’amélioration individuelle des conditions de vie, sociale et professionnelle et donc un facteur de bien-être.
Pour comparer et évaluer les stratégies régionales et nationales et les pratiques de formation dans le cadre de la stratégie européenne pour l’emploi, sans réduire leur complexité, pour identifier avec précision les facteurs déterminant des changements positifs à partir d’études de cas significatifs, il est nécessaire de conduire des recherches plus avancées avec des indicateurs spécifiques pour les objectifs et les groupes cibles avec une approche systémique.
3L Welfare est à la fois un projet de recherche qui compare les systèmes de formation professionnelle continue dans quatre pays, le Danemark, la France, l’Italie et l’Espagne et un projet d’échange et de communication sur les bonnes pratiques entre ces pays et plus largement, au plan européen. 3L Welfare adopte une approche systémique en analysant les pratiques des acteurs dans leur contexte avec les objectifs suivants :
- comparer les différentes tendances et les modèles de formation, d’accompagnement et les politiques pour l’emploi France ;
- analyser les relations entre les dispositifs de formation nationaux, les directives européennes, les changements du marché du travail et les besoins sociaux émergents ;
- analyser l’impact des modèles et des mesures de protection sociale sur l’accès à la formation, l’innovation des processus d’apprentissage, la croissance de l’emploi, la qualité du travail et le respect de l’égalité des chances ;
- analyser l’impact des politiques d’emploi et de formation professionnelle sur l’inclusion sociale et le développement de la société (services, participation active, connaissance de ses droits, soutien et développement économique, cohésion sociale, négociation entre les partenaires sociaux, etc.) ;
- analyser les démarches innovantes, les bonnes pratiques pour en identifier les facteurs critiques dans une perspective de transfert à d’autres contextes sociaux et territoriaux.
3L Welfare est co-financé par la Province de Naples.
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Wikim a pour objectif d’améliorer la cohésion sociale par l’insertion sociale et professionnelle des personnes issues de l’immigration dans quatre pays, la France, l’Espagne, l’Allemagne et la Belgique en adaptant leurs formations linguistiques. Avec Wikim les contenus de formation sont adaptés aux besoins des différentes cultures et aux contextes locaux des régions d’accueil et l’environnement de formation permet de gérer des parcours d’apprentissage individuels en associant les immigrés eux-mêmes dans l’élaboration du dispositif.
Pour atteindre ces objectifs, Wikim produira notamment :
- un outil évolutif de positionnement et d’apprentissage des langues, accessible en ligne sous licence libre d’utilisation et de modification (sous réserve d’une diffusion dans les mêmes conditions) ;
- un guide méthodologique de construction de contenu de formation par les bénéficiaires finaux ;
- un module de formation de formateurs sur la communication interculturelle.
Wikim est innovant dans sa démarche d’élaboration des outils et des méthodes puisque ce sont les utilisateurs finaux, les immigrés et intermédiaires (les formateurs-accompagnateurs) qui permettent de créer le contenu et de gérer son évolution. Des focus groups (ou groupes de consensus) réuniront, dans les quatre pays, des immigrés, des formateurs et des bénévoles de la société civile afin qu’ils deviennent créateurs et expérimentateurs de nouveaux liens entre la culture et l’éducation au service de l’intégration des migrants. Ces groupes permettent de bénéficier des expériences réciproques et de transformer des situations de la vie quotidienne locale, qu’elles soient professionnelles ou personnelles, en situations d’apprentissage linguistique.
L’outil d’édition et de création de contenu, basé sur le principe wiki, est collaboratif et accessible à tous sur internet. Cela permettra de catalyser et de capitaliser les apports des groupes mais aussi de les diffuser et de les partager, dans une perspective d’amélioration continue, avec l’ensemble des utilisateurs potentiels, qu’ils soient immigrés ou formateurs.
Wikim est un projet multilatéral Grundtvig co-financé par le programme pour l’éducation et la formation tout au long de la vie de la Commission européenne.
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Lundi 22 mai 2006 - Publié par Le CRI dans Apprentissage informel
Différentes études ont montré que l’apprentissage informel permettait d’acquérir jusqu’à 70% des compétences utilisées en situation de travail. Cependant les entreprises ne sont pas toujours conscientes de l’intérêt présenté par l’apprentissage informel. Elles peuvent le valoriser et développer des stratégies pour le renforcer et le rendre plus efficace. Les avantages sont nombreux, tant pour la bonne marche de l’entreprise que pour le salarié qui trouve plus d’intérêt dans son travail et qui a plus de possibilités d’évoluer.
Didier Pierron, responsable du restaurant le Colbert à Clermont-Ferrand, a accepté de témoigner sur l’importance de l’apprentissage informel dans les métiers de la restauration et sur les différentes formes qu’il peut prendre. A partir de son expérience personnelle et celle du métier, il livre quelques arguments pour favoriser l‘apprentissage sur le lieu de travail.
INFLOW avec l‘Initiative européenne pour la promotion de l’apprentissage informel se propose d’accompagner les entreprises dans la reconnaissance de cet apprentissage : un label européen pourra être attribué à celles qui agissent pour son développement.
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Happy Tourist vise à améliorer l’accueil des personnes avec des besoins spécifiques dans les hôtels et les restaurants. Elles doivent bénéficier d’un accueil et de services adaptés à leurs besoins pour profiter de leurs loisirs.
Happy Tourist agit à différents niveaux :
- Il créé et regroupe des ressources d’information et de formation pour les professionnels de l’hôtellerie restauration.
- Il élabore un dispositif de formation multimodal pour pouvoir répondre au mieux aux besoins et aux disponibilités du secteur (regroupements interentreprises. formation sur le lieu de travail, e-learning). Cette formation peut être mise en œuvre de manière ciblée ou s’intégrer aux formations professionnelles existantes.
- Il adapte le matériel pédagogique utilisé dans le cadre des formations hôtelières aux besoins des personnes handicapées afin d’augmenter leur taux emploi dans ce secteur.
- Il propose des recommandations pour l’accessibilité technique et fonctionnelle des sites web de promotion hôtelière mais aussi pour qu’ils intègrent l’ensemble des informations permettant à une personne handicapée de préparer son voyage.
Des experts en matière d’accessibilité, de tourisme et de formation à distance collaborent avec des représentants de personnes handicapés et des professionnels de l’hôtellerie restauration pour atteindre ces objectifs, pour élaborer, tester et diffuser les formations et les outils mis en place.
Happy Tourist est un projet pilote Leonardo Da Vinci co-financé par la Commission européenne.
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Lundi 17 octobre 2005 - Publié par Le CRI dans Apprentissage informel
L’école et le centre de formation suivent les évolutions en cours dans nos sociétés. Les attitudes des élèves et des stagiaires sont modifiées, la composition des groupes se diversifie, les nouvelles technologies investissent les établissements d’enseignement.
Les enseignants et les formateurs s’adaptent à des situations pour lesquelles ils n’ont pas toujours été préparés lors de leur formation initiale. Le plus souvent, ils ne pourront gérer les diversités, promouvoir l’égalité des chances et intégrer les nouvelles technologies dans leur approche pédagogique que par une participation concrète aux processus de formation tout au long de la vie. Pour que celle-ci soit effective, ils doivent avoir accès à une information adaptée, à des lieux ressources et pouvoir suivre des actions de sensibilisation et des programmes de formation continue adaptés dans leur contenu et dans leur rythme. ALL-TALL se propose de dresser un état des lieux des besoins et des pratiques dans les secteurs de l’éducation et de la formation, générale et professionnelle, initiale et continue.
Une analyse comparative est réalisée au plan européen : elle implique des enseignants et des formateurs mais aussi les élèves et les stagiaires de six pays (l’Espagne, l’Italie, l’Irlande, la Lituanie, le Royaume-Uni et la France). Quelle est la situation dans ces pays ? Quelles actions sont mises en place pour permettre de mieux comprendre les évolutions en cours et pour gérer la diversité, pour encourager l’égalité des chances et pour généraliser les usages des nouvelles technologies ? Les contenus et les modalités de diffusion sont-ils adaptés ?
L’étude des besoins, la mise en évidence des freins et l’identification des bonnes pratiques permettront de proposer des pistes de progrès pour améliorer l’information des formateurs et des enseignants et accroître leur participation aux actions de formation continue, notamment la participation des plus âgés et des plus isolés. La formation tout au long de la vie doit aussi devenir une réalité pour les professionnels de l’éducation et de la formation.
ALL-TALL est une action européenne soutenue par le programme Leonardo da Vinci.
Partenaires impliqués
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Dans le cadre du projet diese, le Greta du Velay a produit un guide destiné aux tuteurs en entreprise qui accueillent des personnes en situation d’insertion professionnelle. Pour faciliter leur intégration, il est essentiel de sensibiliser les entreprises au rôle qu’elles peuvent jouer. Il est aussi nécessaire de les accompagner pour résoudre les problèmes qu’elles risquent de rencontrer. Le guide comprend trois parties : un livret qui présente brièvement les principales missions du tuteur, des fiches pratiques sur les difficultés susceptibles d’être rencontrées selon le public accueilli, et des références pour aller plus loin.
Ce guide est diffusé gratuitement grâce au soutien du Fonds social européen (initiative communautaire Equal) sous licence Creative Commons sa-nc-by.
Table des matières simplifiée
- Le tutorat : qu’est ce que c’est ?
- Qui peut être tuteur ?
- Fiches
- Les jeunes en situation d’échec scolaire
- Les femmes isolées ou en retour vers l’emploi
- Les demandeurs d’emploi de longue durée
- Les personnes atteintes de troubles psychiques
- Les personnes atteintes de traumatismes crâniens
- Les personnes handicapées motrices
Télécharger le guide
Contact
Vous pouvez réagir ou proposer une contribution à ce guide en contactant le CRI à guidedututeur@velay.greta.fr
Journal des modifications
- Corrections typographiques et retouches dans le texte (23/02/2006)
- Ajout d’un encart “Tutorer ou tuteurer…”, sur les origines du mot “tuteur” (08/12/2005)
- Ajout des fiches “Femmes isolées ou en retour vers l’emploi” (19/10/2005)
- Première mise en ligne (06/10/2005)
Autres ressources pour le tutorat
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Mercredi 13 juillet 2005 - Publié par Le CRI dans Apprentissage informel
Le rapport de recherche bibliographique, établi dans le cadre d’Inflow, dresse un état de la situation des recherches sur l’apprentissage informel. Les sources d’informations présentées dans ce rapport sont issues de pays d’Europe et du Canada.
Ce rapport est axé sur quatre thématiques :
- les différentes formes d’apprentissage (formel, non formel et informel) et leurs spécificités ;
- l’acquisition des compétences en situation de travail ;
- la reconnaissance des apprentissages informels au sein de l’entreprise ;
- les facteurs favorisant le développement des apprentissages informels.
Les éléments mentionnés dans ce rapport vont servir de base pour élaborer un modèle de reconnaissance des apprentissages informels en situation de travail et pour mettre en place une méthodologie d’accréditation de ces apprentissages.
Vous pouvez obtenir le rapport complet sur demande. Pour cela merci de laisser un commentaire avec votre courriel (qui ne sera pas affiché).
Télécharger le résumé du rapport “Apprentissage informel sur le lieu de travail”
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Vendredi 1 octobre 2004 - Publié par Le CRI dans Apprentissage informel
L’apprentissage peut se définir comme le fait d’acquérir, intentionnellement ou non, de nouveaux savoirs et/ou savoir-faire soit pour s’adapter à une situation professionnelle (ou non professionnelle), soit pour s’enrichir sur un plan personnel. L’apprentissage est donc permanent et ne s’effectue pas uniquement dans un cadre structuré, dans un lieu adapté à cet effet.
Apprentissage formel, non formel et informel : plusieurs modes d’accès aux compétences.
En fonction de plusieurs critères, notamment le lieu d’acquisition et le niveau de reconnaissance, on distingue trois formes d’apprentissage : l’apprentissage formel, non formel et informel.
L’apprentissage formel
L’apprentissage formel réfère aux apprentissages effectués dans un organisme de formation ou un établissement d’enseignement à partir d’objectifs clairement définis. Il permet d’accéder à une reconnaissance officielle des acquis via la remise d’un diplôme, titre, certificat ou autre.
L’apprentissage non formel
L’apprentissage non formel renvoie à un apprentissage, qui n’est pas dispensé par un établissement d’enseignement ou de formation. Cependant, tout comme l’apprentissage formel, il est structuré en terme d’objectifs, de temps ou de ressources. Il est intentionnel, c’est-à-dire que l’apprenant a conscience d’améliorer ses compétences. Mais, les acquis, issus de cet apprentissage, ne sont pas officiellement reconnus.
L’apprentissage informel
L’apprentissage informel s’effectue généralement dans les activités de la vie quotidienne liées au travail, à la famille ou aux loisirs. Contrairement aux deux précédents, il n’est pas structuré en terme d’objectifs, de temps ou de ressources. Il possède fréquemment un caractère non intentionnel : le but de l’action n’est pas l’apprentissage et dès lors, l’apprenant n’a pas nécessairement conscience d’avoir acquis de nouvelles compétences.
L’amalgame entre non formel et informel
Le terme « informel » est parfois utilisé pour désigner tout apprentissage acquis hors système de formation ou d’enseignement. Avec cette signification, la notion d’informel renvoie, si l’on se réfère aux définitions précédentes, à la fois à l’apprentissage informel et à l’apprentissage non formel, et s’oppose par conséquent à l’apprentissage formel.
La reconnaissance des apprentissages, via une homologation des acquis
Si la définition des apprentissages formels met clairement en avant une reconnaissance officielle des acquis par le biais de remise de diplôme, titre, certificat ou autre (suite à une évaluation), il n’en va pas de même pour les apprentissages informels.
Toutefois, depuis quelques années, certains États de l’Union Européenne reconnaissent, via diverses initiatives (ex. : les NVQs[1] au Royaume-Uni, la VAP[2], puis la VAE[3] en France…), l’influence des apprentissages informels sur le développement des compétences. Autrement dit, ils admettent qu’en dehors de tout système d’enseignement, l’individu est susceptible d’acquérir de nouvelles compétences et qu’en conséquence, son niveau de compétence réel est généralement supérieur à son niveau de compétence officiel. Les diverses initiatives visent alors à « rééquilibrer la balance », à certifier ces compétences acquises indépendamment de toute formation.
Cependant, ces États proposent rarement des outils favorisant l’identification des apprentissages informels. Les institutions chargées de repérer ces acquis se trouvent alors fréquemment démunies et adoptent des stratégies diverses pour atteindre leurs objectifs (observation en entreprise, élaboration de portefeuilles de preuves, mise en situation professionnelle, création de référentiels d’activités…).
INFLOW : une action pour reconnaître et valoriser l’apprentissage informel
En participant à l’action INFLOW (INFormal Learning On the Workplace) le département CRI du Greta du Velay s’inscrit dans cette perspective de détection et de mise en valeur des apprentissages informels en entreprise. INFLOW vise à développer, tester et promouvoir un modèle commun aux différents partenaires européens afin de :
- repérer si l’organisation de l’entreprise est susceptible de favoriser le développement des apprentissages informels ;
- identifier les compétences acquises dans un cadre informel au sein des PME du secteur hôtelier et /ou industriel ;
- permettre à l’ensemble des salariés de l’entreprise de bénéficier des apports de ces apprentissages informels.
Le principal objectif d’INFLOW est donc d’optimiser à moyen terme le fonctionnement de l’entreprise en lui proposant des méthodes (des bonnes pratiques) pour favoriser le développement des compétences sur le lieu de travail et en lui permettant de mieux connaître les savoir faire et savoirs de chacun de ses salariés.
A consulter
Les organismes suivants participent à INFLOW
Notes
[1] NVQs : National Vocational Qualification, instauré dans les années 80 et délivré pour la première fois en 1988.
[2] VAP : Validation des Acquis Professionnels, mise en place en 1985 et élargie en 1992.
[3] VAE : Validation des Acquis de l’Expérience, mise en place avec la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002. Pour plus d’information, consultez : http://validation-auvergne.org
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Vendredi 15 novembre 2002 - Publié par Le CRI dans Apprentissage informel
Une action européenne pour faciliter l’intégration sociale et professionnelle des personnes issues de l’immigration.
Les objectifs
- faciliter la participation des personnes issues de l’immigration à la formation professionnelle et à la vie active,
- analyser des situations de communication de la vie réelle afin d’étendre les environnements d’apprentissage d’une deuxième langue,
- améliorer l’interaction des services publics, des services commerciaux et de la formation professionnelle avec les personnes issues de l’immigration,
- développer des modèles pratiques pour améliorer l’acquisition d’une deuxième langue.
Les étapes
- mieux connaître la situation des personnes issues de l’immigration dans leurs rapports avec les administrations, les organismes de formation, le secteur associatif, les services commerciaux, les entreprises (phase d’analyse).
- définir des stratégies de formation pour une meilleure intégration.
- élaborer les outils de formation nécessaires (adaptés à notre contexte et complémentaires à ceux existants) en se basant sur le cadre européen commun de référence pour l’enseignement des langues.
- conduire des actions de formation pour tester les outils.
- diffuser les résultats.
Quelques questions…
- comment faciliter le suivi d’une formation professionnelle ?
- comment faciliter l’accès et le maintien dans l’emploi ?
- comment apprendre le français sur le poste de travail ?
- comment mobiliser des tuteurs dans l’entreprise ?
- quel est l’intérêt d’outils adaptés au contexte local ?
Vous avez conduit des expériences que vous souhaitez diffuser, vous avez des questions, des réponses, vous souhaitez être tenus au courant de nos résultats : contactez-nous.
AITO est cofinancé par la Commission Européenne dans le cadre du programme Leonardo da Vinci. Il regroupe des organismes de formation finlandais, allemand, grec et norvégien qui travaillent avec la même méthode. Les analyses et les produits développés seront transmis aux participants dans les régions ainsi qu’à la DG Education.
A consulter
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